En effet, l’Union européenne n’a jamais eu – et n’a toujours pas aujourd’hui – de « présidence » ni de « président ». Le Traité de Lisbonne ne prévoit pas l’existence de cette fonction !
Il n’y a que « des » présidences : celle du Parlement (Pologne), celle de la Commission (Portugal) et celle du Conseil européen (ou conseil des Etats Membres et/ou des Gouvernements) qui est actuellement confiée au Premier Ministre de la Suède jusqu’au 31 décembre 2009 et qui sera confiée à M. Herman Van Rompuy à dater du 1er janvier 2010.
M. Van Rompuy ne sera « que » le Président du Conseil européen et non pas le Président de l’Union européenne. A ce titre, il est tout-à-fait logique et légitime qu’il n’ait été sélectionné que par les seuls membres de l’assemblée qu’il est appelé à présider.
Ce point me paraît essentiel et j’apprécierais que les media et les personnalités politiques de tous bords ne se prêtent pas au jeu sournois et malicieux de ceux qui exaltent une vision par trop intergouvernementale de l’initiative débutée en 1950.
