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THE MONDRAGON EXPERIMENT (part 1)
Ce que je développe dans le livre sur l’investariat publié chez L’HARMATTAN est principalement inspiré des réflexions et des réalisations de ces remarquables penseurs et entrepreneurs basques ! Depuis plus de 60 ans, ils ont fait la démonstration de ce que :
Pourquoi cette évidence n’est-elle pas encore devenue la priorité des priorités
du combat de la GAUCHE et des SYNDICATS ?
Au vu du développement des coopératives de Mondragon au cours des dernières années, beaucoup me rétorqueront que ce système a également fini par céder aux impératifs du capital mondial et de la globalisation. Il semble que cela soit exact. Mais l’important c’est de se poser la question : pourquoi ? Dans l’immédiat, j’en vois deux raisons :
(a) Le groupe « Mondragon » a eu le grand tort de croire qu’il pouvait grandir en « achetant » d’autres entreprises. Il a donc cédé à la tentation de faire subir à d’autres entreprises ce contre quoi il s’est lui-même toujours prémuni en adoptant le statut de la firme démocratique ! Ce statut, en effet, confère à un opérateur économique de nature quelconque la caractéristique d’être « invendable » et donc « inachètable » !
(b) Il faut sans doute conclure à l’impossibilité pour une firme démocratique de pouvoir subsister et se déployer seule et/ou isolée dans un environnement composé d’entreprises n’ayant pas adopté ce statut ! CONCLUSIONS :
- le combat doit être mené à l’échelle de l’Union européenne – voire à l’échelle mondiale,
- et – tout comme dans le cas de "l’arret Bosman" en football – les salariés doivent en appeller à la Cour de Justice de l’Union européenne et/ou à la Cour européenne des Droits de l’Homme pour faire respecter leur dignité d’êtres humains !
- Que les syndicats de salariés se le disent, et vite !
