Philippe D. Grosjean, citoyen-acteur sur notre planète « Terre ».

Les coopératives de Mondragon (Pays Basque)

lundi 21 septembre 2009 par Philippe D. Grosjean

Je vous invite vivement à visionner ce film (55 minutes) documentaire (en anglais) sur l’histoire et les réalisations des coopératives de Mondragon dans le Pays Basque !

THE MONDRAGON EXPERIMENT (part 1) Retour à la table des matières

Ce que je développe dans le livre sur l’investariat publié chez L’HARMATTAN est principalement inspiré des réflexions et des réalisations de ces remarquables penseurs et entrepreneurs basques ! Depuis plus de 60 ans, ils ont fait la démonstration de ce que :

LE SALARIAT est un statut indigne de l’être humain !

Pourquoi cette évidence n’est-elle pas encore devenue la priorité des priorités
du combat de la GAUCHE et des SYNDICATS ?

Au vu du développement des coopératives de Mondragon au cours des dernières années, beaucoup me rétorqueront que ce système a également fini par céder aux impératifs du capital mondial et de la globalisation. Il semble que cela soit exact. Mais l’important c’est de se poser la question : pourquoi ? Dans l’immédiat, j’en vois deux raisons :

- (a) Le groupe « Mondragon » a eu le grand tort de croire qu’il pouvait grandir en « achetant » d’autres entreprises. Il a donc cédé à la tentation de faire subir à d’autres entreprises ce contre quoi il s’est lui-même toujours prémuni en adoptant le statut de la firme démocratique ! Ce statut, en effet, confère à un opérateur économique de nature quelconque la caractéristique d’être « invendable » et donc « inachètable » !

- (b) Il faut sans doute conclure à l’impossibilité pour une firme démocratique de pouvoir subsister et se déployer seule et/ou isolée dans un environnement composé d’entreprises n’ayant pas adopté ce statut ! CONCLUSIONS :

    1. le combat doit être mené à l’échelle de l’Union européenne – voire à l’échelle mondiale,
    2. et – tout comme dans le cas de "l’arret Bosman" en footballles salariés doivent en appeller à la Cour de Justice de l’Union européenne et/ou à la Cour européenne des Droits de l’Homme pour faire respecter leur dignité d’êtres humains !
    3. Que les syndicats de salariés se le disent, et vite !